Dentisterie du chien et du chat à Carbonne

Une douleur qui ne se voit pasVivéto

La bouche est la partie du corps que l’on regarde le moins, et celle où les choses s’aggravent le plus discrètement. Un animal qui a mal aux dents continue de manger : il s’adapte, il mâche autrement, et personne ne s’aperçoit de rien pendant des mois.

Les signes qui doivent vous faire soulever la babine

La mauvaise haleine. « Une haleine de chien », dit-on, comme si c’était normal. Ça ne l’est pas : une haleine forte signe le plus souvent une infection de la bouche.

Le tartre et les gencives rouges. Soulevez la lèvre de votre animal et regardez la ligne où la dent rencontre la gencive. Un liseré rouge, un dépôt brun : c’est là que tout commence.

Il mâche d’un seul côté, il lâche ses croquettes. Le signe le plus trompeur, parce que l’animal mange quand même. Il trie, il avale sans mâcher, il recrache et recommence.

Il bave, il se frotte la gueule. Chez le chat en particulier, c’est le signe d’une douleur déjà installée.

Pourquoi l’anesthésie n’est pas négociable

On voit passer des offres de « détartrage sans anesthésie ». Ce n’est pas un soin dentaire. Sur un animal éveillé, on ne peut nettoyer que la surface visible de la dent — celle qui se voit, celle qui fait joli. Or la maladie se joue sous la gencive, exactement là où l’on ne peut ni nettoyer ni même regarder sans anesthésie.

Le résultat est une bouche qui paraît propre et une infection intacte. C’est le pire des deux mondes : le propriétaire est rassuré, l’animal continue de souffrir.

Comment cela se passe au cabinet

Avant. Nous examinons la bouche de votre animal et nous vous disons ce que nous pensons y trouver. Un bilan pré-anesthésique vous est proposé, comme pour toute intervention programmée.

Le jour même. Votre animal est accueilli le matin et repart le soir. Il reste sous surveillance pendant toute la phase de réveil.

Le détartrage. Nous retirons le tartre, au-dessus comme au-dessous de la ligne de gencive, puis nous polissons.

Les extractions. Certaines dents ne se sauvent pas : mobiles, déchaussées, fracturées. Les retirer n’est pas un échec, c’est ce qui soulage. Une bouche qui a quelques dents en moins et plus aucune douleur vaut mieux qu’une bouche complète et infectée.

La douleur. Elle est prise en charge pendant et après l’intervention, en particulier après extractions. C’est le sujet sur lequel nous travaillons le plus, et nous lui consacrons une page entière : la gestion de la douleur.

Et les lapins et les rongeurs ?

Leurs dents poussent toute leur vie et les problèmes n’ont rien à voir. Nous les prenons en charge : voir notre page consacrée aux NAC.

Combien cela coûte-t-il ?

Cela dépend de l’état de la bouche, et surtout du nombre de dents à extraire — ce que nous ne savons qu’une fois l’animal endormi. Nous vous donnons une estimation après l’examen et nous vous appelons si la situation diffère de ce qui était prévu.

Prendre rendez-vous

Une consultation suffit pour savoir où en est la bouche de votre animal.